La députée (Renaissance) de la Marne Laure Miller, lors du débat parlementaire sur la procédure législative visant à interdire l’accès des moins de 15 ans aux réseaux sociaux, à l’Assemblée nationale, à Paris, le 26 janvier 2026.
Les députés ont approuvé, lundi 26 janvier, par 130 voix contre 21, la proposition de loi (PPL) visant à interdire les réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans. Le texte proscrit également l’utilisation des téléphones mobiles par les adolescents dans l’enceinte des lycées. Emmanuel Macron, qui soutenait le texte comme le gouvernement, a salué le vote, le qualifiant d’« étape majeure ».
Outre le camp gouvernemental, la majorité des socialistes et l’alliance d’extrême droite Rassemblement national-Union des droites pour la République a voté pour le texte. Seuls les « insoumis » et deux députés du groupe écologiste s’y sont opposés.
« Avec cette loi, nous poserons une limite claire dans la société. Nous disons une chose simple : les réseaux sociaux n’ont rien d’anodin », avait déclaré, avant le vote, Laure Miller, députée (Renaissance, groupe Ensemble pour la République) de la Marne, à l’origine de la PPL. « Ces réseaux sociaux avaient promis de relier, ils ont fragmenté. Ils avaient promis d’informer, ils ont saturé. Ils avaient promis de divertir, ils ont enfermé. »
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Une mesure pour protéger les mineurs
Face à la montée des préoccupations liées à l’exposition précoce des jeunes aux réseaux sociaux — cyberharcèlement, addiction, contenus inappropriés ou atteintes à la santé mentale — les députés ont choisi d’agir. Cette interdiction vise à limiter l’impact négatif de certaines plateformes sur le développement psychologique et émotionnel des mineurs.
Les parlementaires soulignent que les réseaux sociaux, bien qu’utiles pour la communication et l’information, peuvent présenter des risques importants lorsqu’ils sont utilisés sans encadrement à un jeune âge.
Un vote unanime, symbole d’un large consensus
Le vote unanime de l’Assemblée nationale reflète un consensus politique rare sur ce sujet sensible. Tous les groupes parlementaires se sont accordés sur la nécessité de renforcer la régulation numérique afin de mieux protéger les enfants et de responsabiliser les plateformes.
Ce large soutien démontre que la question de la protection des mineurs dépasse les clivages politiques et constitue désormais une priorité nationale.
Quel rôle pour les plateformes et les parents ?
La loi prévoit un renforcement des obligations pour les plateformes numériques, qui devront mettre en place des systèmes efficaces de vérification de l’âge. Les parents conservent également un rôle clé dans l’accompagnement et la sensibilisation de leurs enfants aux usages responsables du numérique.
Toutefois, plusieurs acteurs du secteur numérique s’interrogent sur la faisabilité technique de ces contrôles et sur le respect de la vie privée des utilisateurs.
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